lundi 17 décembre 2018

Science Fiction

Les merveilleuses images du CNRS, des paysages du vivant 

Naviguer sur le site du CNRS me fait toujours rêver. 
Pour les sujets traités d'abord, 
qui m'emportent vers les horizons lointains de l'infiniment petit. 
Pour les images comme des paysages inconnus, 
des échappées oniriques aux colorations insensées. 

La rubrique "étonnant vivant",
les intitulés évocateurs "le speed dating des plantes" 
ou "Zoom sur les diatomées" 
ou encore "Coupe de cerveau de souris transgéniques"
résonnent comme autant de haikus scientifiques. 

https://phototheque.cnrs.fr/index.php?idPageWeb=95&id_theme=31&nouvelleRecherchephoto=1


















jeudi 29 novembre 2018

les contes du quotidien


Le site Object Lessons met en mots érudits les objets et actions du quotidien. 
Ce sont des petits contes de format court, remplis de connaissances et souvent teintés d'humour, 
qui interrogent et décortiquent les usages les plus banals, les gestes machinaux, les evidences, la normalité.  

Object Lessons is an essay and book series about the hidden lives of ordinary things, from limbos to nerds, passwords to radicals
only in English unfortunately !

quelques exemples 




vendredi 16 novembre 2018

poésies textiles : un croquis précieux


parler d'une matière sans la montrer c'est la toucher autrement

Une brassée de feuilles et de fleurs croquées librement à main levée et domptées dans une interprétation binaire et vertigineuse de richesse. Le dessin nait miraculeusement d’un jacquard lancé découpé dont le fond est hachuré de fils de soie. Cette trame lâche, presque rustique ondule et gonfle, ceinturée des motifs cuivrés. 
C’est un trésor perdu, une archéologie textile dont il ne reste que le cerne de métal, un herbier semi décomposé qui s’effrite sous les doigts. 
Cette merveilleuse fragilité nait d’une production pourtant lourdement mécanisée.

jeudi 15 novembre 2018

poésies textiles : un air de coton

parler d'une matière sans la montrer c'est la toucher autrement

C’est un semblant de piqué de coton, immaculé et courtois comme un polo de tennis 
et pourtant il nous trompe en beauté. C’est une gaze. 
Un tissage virtuose, un entrelacement implacable, une alternance parfaitement équilibrée d’air et de matière. 
Il est vide et il est plein, il est opaque et il est transparent, il est et il n’est rien. 
Sa precision mathématique fascine, ses alvéoles microscopiques ciselées 
par croisements de fils entrainent vers l’infiniment petit. 
Sa douceur naturelle et sa souplesse élastique surprennent par leur évidence sans effort née d’une telle complexité.  



mercredi 14 novembre 2018

seriously tech-y

Zozosuit: The bizarre spandex bodysuit revolutionizing the fashion industry




poésies textiles : un organza végétal

parler d'une matière sans la montrer c'est la toucher autrement

C’est un indomptable. 
Un satin de coton aux allures de soierie et qui révèle sa vraie nature par sa fraicheur, 
pour ne pas dire froideur. 
Une fine plénitude qui résiste et s’arc-boute avec entêtement. 
Une surface lisse et impénétrable qui va pourtant céder sans difficulté sous la pression, 
se casser élégamment pour définitivement prendre mémoire de toute manipulation 
et ne jamais revenir à son état initial. 
C’est une matière sans concession, definitive et gracieuse. 
Teinte en pièce à dessein, la couleur n’a pu imprégner l’âme de la fibre, 
le coeur est resté blanc et réapparait sur la crête des plis et froissures. 
Il va refaire surface avec le temps et se patiner comme une fresque textile.

lundi 12 novembre 2018

Poésies textiles : un drap de laine à la Beuys

parler d'une matière sans la montrer c'est la toucher autrement

De la matière à sculpter, double drap de laine bouilli, feutré, concentré, isolant. 
A la fois ronde et solide, rude et douce, elle est une contradiction. 
C’est une architecture et une sculpture. 
C’est une épaisseur protectrice qui magnifie la forme, c’est une encre noire qui dessine 
le volume avec détermination, souple et décisive comme une calligraphie. 
Sa solidité, sa fermeté sont apprivoisés dans un équilibre parfait de poids et de densité 
pour forger une flexibilité docile, attirante. 
On a envie de plier, de courber, de soumettre cette matière à l’imaginaire. 

the place to be : Tomas Saraceno

La toile d'araignée s'étend sur Instagram et témoigne de l'incroyable buzz 
autour de l'expo "On Air" dédiée à Tomas Saraceno au palais de Tokyo. 
#tomassaraceno et toutes ses variantes orthographiquement incorrectes 
font écho au succès mérité de l'évènement. 
Travail bouleversant il est vrai, toute en force et fragilité. 
Oeuvre collective et généreuse et pourtant si personnelle 
dans son expression multi-facette. 
Science et poésie n'ont jamais aussi bien démontré leurs affinités. 
Ne pas manquer les vidéo en noir et blanc, silencieuses, 
plaisir d'images au grain ostensible, tremblées et imparfaites. 

Le projet Aerocène porte un message magnifique et stimulant 
sur le pouvoir et l'utilité des artistes 
dans la reflexion politique et écologique.




dimanche 11 novembre 2018

Poésies textiles : une bulle de savon en polyester

parler d'une matière sans la montrer c'est la toucher autrement

Un polyester d’une extrême finesse, une non-matière qui donne la sensation de toucher de l’air, d’attraper le vide, de saisir l’insaisissable. Vue en transparence elle disparait totalement telle un tissu de cristal, elle se rend visible dans les plis et volumes qu’elle crée, nait en 3 dimensions comme une virtualité digitale, immatérielle. Ses reflets irisés apparaissent et disparaissent au gré du mouvement ou d’un souffle de l’air, miroitant par intermittence comme une carapace secrète.

de belles découvertes à la fondation Cartier


Par un 11 novembre gris à souhait, pluie et feuilles mouillées sur le bitume, la fondation Cartier révèle quelques belles surprises. Géométries et rythmes colorés ont scandé les  productions artistiques du continent à travers les âges. 
Pierres gravées datées de 3000 ans avant JC, modernisme des années 50 et peintures corporelles tribales se répondent parfaitement. Un bémol sur les oeuvres exposées au Rez de Chaussée, le travail de Freddy Mamani est peu valorisé et très décevant bien que toute la communication soit articulée autour de ses architectures colorées.
La brochure est particulièrement remarquable, très claire, et éclairante. 

"De l’art populaire à l’art abstrait, de la céramique à la peinture corporelle en passant par la sculpture, l’architecture ou la vannerie, cette exposition rassemble près de 250 œuvres de plus de 70 artistes, de la période précolombienne jusqu’aux productions les plus contemporaines. Elle explore les formes multiples de l’abstraction géométrique en Amérique latine, qu’elles trouvent leurs sources dans l’art précolombien, les avant-gardes européennes ou les cultures autochtones encore vivantes aujourd’hui." 


Carmelo Arden Quin 1953



lundi 28 mai 2018

Vite, remettre de l'humain dans la tech


Une publication de Eric Scherer à lire à tête reposée mais de toute urgence !
Toutes les questions relatives à l'IA et aux nouvelles technologies sont (bien) posées. 
Et la conclusion est force de proposition : suffisamment rare pour le signaler !

Eric Scherer est Directeur de l'innovation et de la prospective de France Télévisions

https://www.meta-media.fr/2018/05/20/vite-remettre-de-lhumain-dans-la-tech.html


jeudi 22 mars 2018

le devenir-poulpe

Depuis qu’il s’est découvert une passion pour les pieuvres, calamars et autres seiches, ce philosophe américain ne cesse de plonger pour les observer. Au point d’avoir découvert chez eux des caractéristiques qui laissent songeurs les humains.

Une découverte comme je les adore dans Philosophie magazine et qui donne très envie de lire le livre !
http://www.philomag.com/lactu/portraits/peter-godfrey-smith-le-devenir-poulpe-26164



mardi 13 mars 2018

Il était une fois, une belle chaise de bureau commandée sur Internet


En dehors du fait récurrent d’être sans arrêt 
sollicitée pour noter tel ou tel service

y a-t-il finalement une réelle prise en compte des retours client sur le niveau de qualité du produit ? Quelques mauvaises expériences récentes me laissent dubitative sur la possibilité d’une e-consommation exigeante en qualité et fidèle aux promesses. 

Soit un site de mobilier et accessoires maison, design impeccable, collaboration avec de jeunes designers talentueux, graphisme du site d’un gout parfait, habile gestion de la production - à la demande.  Bref je craque pour une chaise de bureau qui me semble parfaite, très bien décrite,  mesures précises, vues et zooms alléchants, photos de belle facture. 
Premier signe d’agacement : ma recherche, sans achat tout d’abord, a pour conséquence immédiate de faire surgir des pop up sur toutes mes pages internet consultées, sur ma boite email en ligne, sur mon journal quotidien. Des chaises de bureaux font irruption, clignotent, défilent en carrousel infernal, me sautent à la figure mais passons. 
Je passe commande à un prix qui parait très raisonnable (retenez bien cette phrase).
A peine validée la commande vaut inscription sur une liste de diffusion de la newsletter. 
Donc, chaque jour au moins 2 ou 3 emails arrivent dans ma boite surtout que nous sommes en période de soldes ! Le compte à rebours devient de plus en plus insistant, et après de récurrentes prolongations exceptionnelles,  le « trop tard » culpabilisant qui s’affiche en grand me fait bien comprendre à quelle point je suis bête. 
Pourtant des visites régulières sur le site me montrent que 
les soldes et promotions sont quasi permanentes
Quelques semaines plus tard, livraison ! Bien organisée, bien annoncée bref satisfaisante. 
Ouverture impatiente du colis et là… deception !
L’objet reste beau, le design est décidément assez réussi même si l’ergonomie se révèle imparfaite pour des dos fragiles, évidemment sans avatar pour essayer c’est difficile… 
Mais c’est sur la fabrication et la qualité des matériaux que la contrariété est la plus grande. 
Tout, absolument tout est approximatif !
Tapisserie mal posée, raccords tissu / bois imprécis, traces de colle, roulettes bruyantes et qui  roulent déjà mal, pièces métalliques qui se révèlent en plastique, un plastique omnipresent et bas de gamme.

Alors, évaluation ? Je suis en grève de la notation alors je n’y répondrai pas. 
Je suis d’ailleurs convaincue que ma réponse ne servirait en rien à améliorer le produit ou le service. Certes le livreur lui, sera évalué, et certainement sanctionné en cas de mauvais feed back mais ce sera le seul. Pour le reste, mes données vont augmenter la base client et même celle d’autres qui l’auront achetée. 


Fans de mode, dingues de design, accro aux livres et autres passionnés du vélo, curieux de nature, pas spécialement psychorigides ni techno-phobiques 
redécouvrons le bon vieux rapport rapport qualité/prix qui sonne si désuet. 
Soyons prêts à évoluer dans nos modes d’achat pour un meilleur service certes, 
mais aussi pour un meilleur PRODUIT ! 

Maintenant remplacez chaise par vêtement.