le bouton d'or
mardi 28 avril 2020
dimanche 26 avril 2020
samedi 25 avril 2020
lundi 20 avril 2020
dimanche 19 avril 2020
tracts@gallimard.fr
« Tracts Gallimard » se réinvente durant notre temps commun de confinement et de lutte contre la pandémie
Chaque jour, durant cette période de crise, « Tracts » publie, sous forme numérique, des textes brefs et inédits d’auteurs déjà publiés dans la collection ou se sentant proches de celle-ci.
Extrait du tract n°46, publié le 15 avril 2020
"J’ai vécu tous ces jours en proie peut-être à
une maladie létale, et je ne sais ce qui était le plus angoissant, de la menace, ou de l’incertitude. Étrange expérience,
archaïque, et solitaire : abriter peut-être dans son corps le
mal qui met le monde à l’arrêt ; héberger la catastrophe ;
être soi-même devenue un danger." 
samedi 18 avril 2020
re-commencer
pour qu’une chose commence
il faut qu’une autre se termine
pour qu’une chose se termine
il faut qu’une autre commence
une évidence à méditer...
vendredi 17 avril 2020
Saint Augustin à la rescousse
On a le temps d'y penser...
« Qu’est-ce donc que le temps ?
Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore.
Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé ; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent.
Or, ces deux temps, le passé et l’avenir, comment sont-ils, puisque le passé n’est plus, et que l’avenir n’est pas encore ?
Pour le présent, s’il était toujours présent sans voler au passé, il ne serait plus temps ; il serait l’éternité.
Si donc le présent, pour être temps, doit s’en aller en passé, comment pouvons-nous dire qu’une chose soit, qui ne peut être qu’à la condition de n’être plus ?
Et peut-on dire, en vérité, que le temps soit, sinon parce qu’il tend à n’être pas ?
Or, ce qui devient évident et clair, c’est que le futur et le passé ne sont point ; et, rigoureusement, on ne saurait admettre ces trois temps : passé, présent et futur ; mais peut-être dira-t-on avec vérité : Il y a trois temps, le présent du passé, le présent du présent et le présent de l’avenir.
Car ce triple mode de présence existe dans l’esprit ; je ne le vois pas ailleurs.
Le présent du passé, c’est la mémoire ; le présent du présent, c’est l’attention actuelle ; le présent de l’avenir, c’est son attente.
Si l’on m’accorde de l’entendre ainsi, je vois et je confesse trois temps ; et que l’on dise encore, par un abus de l’usage : Il y a trois temps, le passé, le présent et l’avenir ; qu’on le dise, peu m’importe ; je ne m’y oppose pas : j’y consens, pourvu qu’on entende ce qu’on dit, et que l’on ne pense point que l’avenir soit déjà, que le passé soit encore. »
Saint Augustin, Les Confessions, Livre XI
400 apr JC
jeudi 16 avril 2020
mercredi 15 avril 2020
mardi 14 avril 2020
Journal de confinement
Depuis le 16 mars, j'écris un journal de confinement.
Le besoin de scander ces journées et de garder une trace écrite de leur contenu me pousse à rédiger des notes sur un petit zap book.
Ecrites à la main, mal, sur un papier pas très beau, je prends le parti de désacraliser ces notes, de ne pas en faire cas.
J'imagine plutôt un souvenir intime, à redécouvrir et relire dans plusieurs années.
Quelques extraits en désordre pour rejouer la partition des semaines passées.
Dans peu de temps tout va se diluer dans une brume d'amnésie.
A. porte son sweatshirt rose à l'envers pour se protéger la bouche avec sa capuche.
Je me mets devant mon ordi mais je ne sais pas quoi faire.
Il fait un temps magnifique.
La vie humaine s'arrête mais la nature est en pleine éclosion.
J'ai fait un grand ménage ce matin au soleil.
Je danse le mambo.
La rue est vide, le silence est presque total.
On entend un coq, des oies, des chevaux et des oiseaux.
On regarde Klute le soir. Donald Sutherland est trop mignon !
Tarte Tatin.
Un jour de retard et déjà ce dimanche s'est estompé dans ma mémoire. C'est un véritable exercice d'explorer en profondeur, d'aller au delà de ce clapotis du quotidien pour redécouvrir les joyaux de cette journée. Quels sont-ils ?
Sensation de soleil brûlant derrière la vitre.
Je suis de tout coeur avec C. et j'imagine avec effroi sa solitude et son angoisse, seule chez elle.
Gym et skype avec E.
L. va mieux.
M. est en danger.
On peint le petit mur du balcon en bleu vidéo. Un bleu électrique, profond, vibrant et mat.
Le bébé de B. est né, c'est une fille.
Le soleil est infatigable.
Je fais des masques. Comment la vie a-t-elle pu basculer ainsi en si peu de temps ? Me voilà, accroupie par terre, en train de fabriquer des accessoire de SURVIE !
Les infos disent que la moitié de l'humanité est confinée.
Mais de quoi a été fait ce vendredi 28 ? L'avons nous vraiment vécu ?
Va-t-on changer de rhyme et d'activité parce que c'est samedi ? On hésite.
Dois-je faire un break ? Mais un break de quoi ?
On est loin du tourbillon du quotidien en hyper activité. Il n'y a plus de coupures ni de chaos.
Sauf quand une mauvaise nouvelle arrive comme celle de C. Là, l'électrochoc est puissant.
Difficile d'oublier cet évènement aigu qui reste dans nos pensées étales comme une épine
dans le doigt.
Je dors devant James Bond, docteur No.
Une discussion au diner qui dérape vers l'angoisse du lendemain et surtout du futur.
Les enfants jettent à notre tête leur profond malaise face à cet avenir bouché, noir, dans lequel ils n'arrivent pas à se projeter, à imaginer construire quelque chose.
Rien. Mais le temps passe et sans ennui. Comment est-ce possible ?
Je passe tout le côté gauche du jardin à la grelinette.
Les épinards sortent ! Quelques petites têtes de petits pois !
M. est mort ce matin.
Le cerisier est à son épanouissement maximal. Une vraie neige.
Et personne ne peut serrer C. dans ses bras.
Battage de casserole à 20h. Je fais connaissance avec les voisins qui tapent aussi.
Les échanges et contacts sociaux les plus simples me manquent. Les conversations un peu routinières, inutiles, les rencontres de hasard, les discussions sur un bout de trottoir.
On se sent seuls ensemble en famille, comme sur une île. Ce n'est pas pesant heureusement mais ce n'est pas le paradis non plus. Au moins la fin d'un fantasme !
Les journées se découpent en tranches de plus en plus fines dont l'enchainement se fait sans contraintes, sans planning, sans chef d'orchestre. Je m'y installe, enfin à mon aise.
Le besoin de scander ces journées et de garder une trace écrite de leur contenu me pousse à rédiger des notes sur un petit zap book.
Ecrites à la main, mal, sur un papier pas très beau, je prends le parti de désacraliser ces notes, de ne pas en faire cas.
J'imagine plutôt un souvenir intime, à redécouvrir et relire dans plusieurs années.
Quelques extraits en désordre pour rejouer la partition des semaines passées.
Dans peu de temps tout va se diluer dans une brume d'amnésie.
A. porte son sweatshirt rose à l'envers pour se protéger la bouche avec sa capuche.
Je me mets devant mon ordi mais je ne sais pas quoi faire.
Il fait un temps magnifique.
La vie humaine s'arrête mais la nature est en pleine éclosion.
J'ai fait un grand ménage ce matin au soleil.
Je danse le mambo.
La rue est vide, le silence est presque total.
On entend un coq, des oies, des chevaux et des oiseaux.
On regarde Klute le soir. Donald Sutherland est trop mignon !
Tarte Tatin.
Un jour de retard et déjà ce dimanche s'est estompé dans ma mémoire. C'est un véritable exercice d'explorer en profondeur, d'aller au delà de ce clapotis du quotidien pour redécouvrir les joyaux de cette journée. Quels sont-ils ?
Sensation de soleil brûlant derrière la vitre.
Je suis de tout coeur avec C. et j'imagine avec effroi sa solitude et son angoisse, seule chez elle.
Gym et skype avec E.
L. va mieux.
M. est en danger.
On peint le petit mur du balcon en bleu vidéo. Un bleu électrique, profond, vibrant et mat.
Le bébé de B. est né, c'est une fille.
Le soleil est infatigable.
Je fais des masques. Comment la vie a-t-elle pu basculer ainsi en si peu de temps ? Me voilà, accroupie par terre, en train de fabriquer des accessoire de SURVIE !
Les infos disent que la moitié de l'humanité est confinée.
Mais de quoi a été fait ce vendredi 28 ? L'avons nous vraiment vécu ?
Va-t-on changer de rhyme et d'activité parce que c'est samedi ? On hésite.
Dois-je faire un break ? Mais un break de quoi ?
On est loin du tourbillon du quotidien en hyper activité. Il n'y a plus de coupures ni de chaos.
Sauf quand une mauvaise nouvelle arrive comme celle de C. Là, l'électrochoc est puissant.
Difficile d'oublier cet évènement aigu qui reste dans nos pensées étales comme une épine
dans le doigt.
Je dors devant James Bond, docteur No.
Une discussion au diner qui dérape vers l'angoisse du lendemain et surtout du futur.
Les enfants jettent à notre tête leur profond malaise face à cet avenir bouché, noir, dans lequel ils n'arrivent pas à se projeter, à imaginer construire quelque chose.
Rien. Mais le temps passe et sans ennui. Comment est-ce possible ?
Je passe tout le côté gauche du jardin à la grelinette.
Les épinards sortent ! Quelques petites têtes de petits pois !
M. est mort ce matin.
Le cerisier est à son épanouissement maximal. Une vraie neige.
Et personne ne peut serrer C. dans ses bras.
Battage de casserole à 20h. Je fais connaissance avec les voisins qui tapent aussi.
Les échanges et contacts sociaux les plus simples me manquent. Les conversations un peu routinières, inutiles, les rencontres de hasard, les discussions sur un bout de trottoir.
On se sent seuls ensemble en famille, comme sur une île. Ce n'est pas pesant heureusement mais ce n'est pas le paradis non plus. Au moins la fin d'un fantasme !
Les journées se découpent en tranches de plus en plus fines dont l'enchainement se fait sans contraintes, sans planning, sans chef d'orchestre. Je m'y installe, enfin à mon aise.
dimanche 5 janvier 2020
À propos de mon site et de Pascale
Peut-être avez vous vous atteint cette page en visitant mon site
Il est signé - ou plutôt il n'est pas signé - par Pascale Marconnet qui l'a développé pour moi il y a 2 ans lorsque j'ai démarré mon activité en free lance.
Pascale vient de nous quitter le 27 décembre 2019.
Ce site reste un signe fort de sa présence graphique, de son talent, de son élégance.
J'en suis extrêmement fière et en le revoyant, je n'y changerais rien malgré mes maladresses ou naïvetés de débutante qui sont comme des petits défauts de caractère dans un visage pas parfait.
C'était une amie de toujours, à l'amitié discrète et solide, pudique et attentive.
C'était une artiste vraie, intègre, unique, jamais en quête de reconnaissance artificielle.
Vous pouvez voir son travail ici
Son absence est cruelle et laisse en nous un vide qui ne se comblera jamais même si la douleur s'apaise un jour.
Maybe you reached this page by visiting my website
It is signed - or rather not signed - by Pascale Marconnet who developed it for me 2 years ago when I started my freelance activity.
Pascale just left us on December 27, 2019.
This website remains a strong sign of her graphic presence, of her talent, of her natural elegance.
I am extremely proud of it and when I see it again, I would not change anything despite my clumsiness or naivety as a beginner, like little flaws in a not perfect face.
She was a lifelong friend, with a discreet and solid friendship, modest and attentive.
She was a true artist, honest, unique, never in search of artificial recognition.
You can see his work here
Her absence is cruel and leaves a void in us that will never be filled even if the pain soften one day.
Il est signé - ou plutôt il n'est pas signé - par Pascale Marconnet qui l'a développé pour moi il y a 2 ans lorsque j'ai démarré mon activité en free lance.
Pascale vient de nous quitter le 27 décembre 2019.
Ce site reste un signe fort de sa présence graphique, de son talent, de son élégance.
J'en suis extrêmement fière et en le revoyant, je n'y changerais rien malgré mes maladresses ou naïvetés de débutante qui sont comme des petits défauts de caractère dans un visage pas parfait.
C'était une amie de toujours, à l'amitié discrète et solide, pudique et attentive.
C'était une artiste vraie, intègre, unique, jamais en quête de reconnaissance artificielle.
Vous pouvez voir son travail ici
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I am extremely proud of it and when I see it again, I would not change anything despite my clumsiness or naivety as a beginner, like little flaws in a not perfect face.
She was a lifelong friend, with a discreet and solid friendship, modest and attentive.
She was a true artist, honest, unique, never in search of artificial recognition.
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samedi 9 mars 2019
vendredi 8 mars 2019
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